Portrait d’Aurélie Delahaye

Portrait d’Aurélie Delahaye

Dans un café rue de Tolbiac à Paris, nous rencontrons Aurélie Delahaye qui a bien voulu nous consacrer plus de deux heures de son temps pour échanger avec elle sur son livre “Embrasser l’inconnu”, et plus largement sur son expérience et son rapport à l’écriture.

On se sent tout de suite à l’aise avec Aurélie, elle est simple et chaleureuse.

Elle précise immédiatement que son intention, au travers de ce livre, n’était pas du tout de donner des recettes, un mode d’emploi ou une liste d’étapes à suivre pour les personnes qui désirent opérer un changement dans leur vie. Elle ne veut pas faire “ un commerce du bonheur ”; il s’agit juste de témoigner de sa propre expérience.

L’impulsion de départ de son aventure a été l’accumulation de coups durs, tant sur le plan personnel que professionnel. Lorsque des amis lui ont dit : “ On ne te reconnaît plus ! ”, elle a pris conscience qu’elle était en train de s’éteindre et ne trouvait plus de sens dans son travail et dans sa vie.

L’écriture a démarré à bord de son camion aménagé “Ramdam”; elle écrivait spontanément, son journal, des poèmes, l’inspiration lui venait facilement. Ce n’est que plus tard, lorsqu’elle a voulu mettre son histoire en forme, qu’elle a compris qu’écrire est un vrai travail, quotidien, qui demande de s’imposer une durée déterminée chaque jour, un nombre de caractères, un lieu approprié.

Dans le Limousin où elle est installée à présent, elle a donc travaillé à un second ouvrage : c’est un roman, une fiction qui se passe à Lisbonne et sortira en début d’année 2020. Elle a déjà un troisième et même un quatrième ouvrage en tête. Elle nous confie avec beaucoup d’émotion : “ Quand j’ai posé le point final de mon roman, j’ai pleuré. C’était comme un baby-blues ! C’est difficile de dire au-revoir aux personnages avec qui j’ai vécu pendant une année.” Pour elle, c’est maintenant un besoin d’avoir des histoires, des personnages à faire vivre. Elle réalise ainsi un grand rêve : être écrivain.

“ Lorsque je raconte une histoire, je m’intéresse à tous les points de vue en présence, je ne juge pas ; j’essaie d’écrire pour tout le monde et de toucher les gens là où ils ne s’y attendent pas. Je ne veux pas écrire de pamphlet ni de réquisitoire ! ”

Aurélie est souvent dans le doute sur sa propre valeur. “ Combien de fois me suis- je dit : je suis nulle !” nous confie-t-elle !  Pour elle la confiance se construit dans le fait de faire les choses, de se mettre en mouvement. “ Je ne sais pas si je suis capable d’écrire un livre mais j’en ai envie et je le fais. Je prends ainsi confiance peu à peu dans mes possibilités et je mets la barre un peu plus haut ! “

La question finale de notre rencontre :  “Quel message aimeriez-vous transmettre aux femmes ? ” est trop vaste pour répondre en vitesse et demande réflexion. C’est quelques heures plus tard qu’Aurélie nous envoie un texto : “ Les femmes ont le droit de suivre leur propre voie (et leur voix intérieure), peu importe ce que pensent ou disent les autres, elles trouveront toujours du soutien sur le chemin qui est le leur ”.

Ses ouvrages :

“ Embrasser l’inconnu”, aux éditions Anne Carrière et en livre de poche.

“ Donne-moi la main, Ménino”, aux éditions Anne Carrière.

Son site internet :

www.ordinaryhappypeople.com

https://www.facebook.com/ordinaryhappypeople

 

Anisette

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