BIEN VIEILLIR AU PAYS

BIEN VIEILLIR AU PAYS

Rencontre avec Laurence Peulmeule Association Encour’age 

 

Laurence nous a accueillies dans le beau et spacieux jardin de la maison (bientôt) partagée.

 

Un magnolia, des hibiscus, des figuiers généreux, des roses et des petits chemins tracés entre des buissons de buis. On s’y sent bien ; pas de bruit malgré la proximité immédiate du centre de Lamastre.

 

Une grande maison qui s’aménage pour l’accueil de personnes vieillissantes intéressées par la colocation, le partage de certains moments ensemble autour de la préparation d’un repas, du jardinage et activités diverses choisies par les habitants eux-mêmes.

 

Les origines du projet

En Avril 2017, Laurence qui depuis longtemps réfléchit à des propositions possibles entre domicile et institution, pour les personnes âgées, saisit l’opportunité d’une période de calme professionnel pour se pencher sur la problématique du vieillissement.

Il ne s’agissait pas pour elle de proposer un projet de prise en soins de la personne âgée mais d’envisager des solutions pour bien vieillir au pays.

Une association s’est créée, en juillet 2017, une enquête a été menée pour mettre en évidence les habitudes de vie des personnes du canton (et plus loin), leurs espoirs, leurs attentes, leurs besoins ……

Des réunions ont été proposées durant l’automne 2018, une étude a été réalisée sur le canton.

En 2019, le projet est affiné et une charte est proposée avec la participation de 25 personnes concernées par ce projet de colocation, accompagné par des facilitateurs qui, pour la plupart sont bénévoles.

Après une première visite de la maison en 2020 ( maison Charra à Lamastre), la signature d’un compromis en juin 2021, la vente définitive a été signée début 2022. Ce fut une démarche bien longue et fastidieuse pour trouver des partenaires financiers.

L’association Encour’âge a obtenu le prix de l’habitat inclusif pour la région Sud-Est en 2019, décerné par Malakoff Humanis, avec une aide financière et une formation que Laurence a suivie.

Le fait que l’association soit lauréate a donné de la légitimité, de l’argent et une formation.

Comment ça va marcher ?

L’association souhaite que cette maison soit accessible à toute personne intéressée par le projet social.  Les habitants seront locataires et pourront bénéficier des allocations logement, toutefois minimisées du fait de l’existence de parties communes.

Les chambres seront privées, la maison est une maison particulière et non un établissement ouvert au public. Toutefois tout est mis en œuvre pour installer, équiper les lieux avec du matériel sécurisant, confortable et facilitateur pour les habitants.

Une cuisine commune qui permettra à chacun de préparer et consommer en commun , au moins un repas par jour. L’autre repas sera pris au gré de chacun-e, en commun ou pas.

Dans un premier temps, une observation sera de mise pour ce qui concerne les achats, l’établissement des menus à la semaine et ce avec l’aide d’une bénévole.

Les autres espaces communs seront : une bibliothèque équipée d’une kitchenette (pour pouvoir recevoir des proches), deux vérandas qui permettront à chacun de s’octroyer des moments calmes et personnels sans avoir besoin d’être dans sa chambre et, bien sûr, le jardin.

Une salle est prévue avec une télévision commune et chacun pourra utiliser sa propre télévision dans sa chambre, à condition de se munir d’un casque pour ne pas déranger le voisin ou la voisine.

La liberté d’entrer et de sortir va de soi avec une invitation à signaler une absence prolongée.

Dans un premier temps, des personnes facilitatrices de vie seront embauchées pour 7 heures par jour tous les jours, 3 personnes à mi-temps pendant trois mois en CDD.

Un contrat de location sera établi pour chaque locataire ainsi qu’un contrat de prestations et la charte de vie dressée par tous sera donnée.

Le loyer et les charges locatives seront versés à l’organisme de gestion.

Les prestations (alimentation, ménage, entretien…) seront à régler à Encour’âge.

Le montant total est estimé à 1600 €/mois et par personne. Les couples peuvent également intégrer la maison, avec un aménagement de tarif. Un fond de solidarité est prévu pour permettre une adaptation de la participation financière aux revenus des personnes.

Quels obstacles pour franchir le pas ?

Cependant, il est un aspect primordial à prendre en compte au-delà des contingences matérielles, c’est l’aspect humain ; les hésitations des uns, les questionnements des autres, la peur du changement, le deuil de l’ancien lieu de vie, l’abord de l’inconnu, les nouvelles personnes à côtoyer, quelques habitudes à changer …..

La maison partagée se veut un lieu où la solidarité, l’écoute, le partage, la confiance, le respect sont les maîtres- mots.

Ce beau projet est appelé à évoluer, rien n’est figé. L’envie, la bonne volonté d’entreprendre, le souhait d’une vie sociale riche, avec le respect et la compréhension des différences, sont le socle d’une construction tant matérielle qu’humaine réussie.

Ils ont apporté leur aide au projet

  • Caritas Habitat, foncière sociale du réseau Caritas
  • SoliHa, solidarité pour l’habitat
  • Le réseau HAPA, réseau associatif d’entraide pour porteurs de projets d’habitats partagés
  • Avise, portail de développement de l’économie sociale et solidaire
  • Le site de proximité de centre-Ardèche
  • Les Petits Frères des Pauvres
  • Les Petites Pierres, plate-forme de financement participatif dédiée à l’habitat solidaire et aux associations, ainsi que les nombreux donateurs qui nous ont aidés par l’intermédiaire de cette plateforme
  • Malakoff Humanis
  • La Fondation Masalina
  • La Fondation de France
  • France Active et son antenne locale Initiactive 26 07
  • Solidaire à fonds, fonds de dotation de la caisse d’épargne Loire, Drôme, Ardèche (CELDA)
  • Le fonds de dotation du Crédit Agricole local
  • Push, fonds de dotation de Handynamic
  • On senors’ side, fonds de dotation de Damart
  • TousErgo, qui propose des solutions pour favoriser le confort, l’autonomie et la  sécurité des personnes âgées dépendantes ou en situation de handicap.
  • La Conférence des Financeurs pour la prévention de la perte d’autonomie et le Département de l’Ardèche, qui gèrent les fonds de la CNSA, caisse nationale de solidarité pour l’autonomie

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