Rencontre avec le duo Ishtar : Maëlle Coulange et Maëlle Duchemin “Musiques à cordes désorientées”

Rencontre avec le duo Ishtar : Maëlle Coulange et Maëlle Duchemin “Musiques à cordes désorientées”

Le hasard et la musique font parfois bien les choses ! Ces deux “Maëlle” se sont rencontrées grâce à la musique irlandaise et se sont orientées ensemble vers les musiques de Méditerranée et plus largement, couvrant un territoire de la Suède à l’Iran.

Maëlle Duchemin est harpiste et chanteuse ; elle a étudié la harpe pendant dix ans au conservatoire, puis a découvert la harpe celtique et les musiques traditionnelles.

Maëlle Coulange, elle, a découvert les instruments à cordes pincées à l’âge de dix-sept ans  elle a étudié les musiques traditionnelles et s’est initiée aux musiques orientales.

De cette rencontre est né le duo Ishtar. Dans la mythologie mésopotamienne, Ishtar est la déesse de la vie, de la fertilité et de la création. Mais elle peut aussi se montrer impitoyable ; c’est une figure féminine forte ; c’est ce qui intéressait nos deux musiciennes ! De plus, la Mésopotamie est le centre géographique des musiques qui les passionnent.

Elles habitent dans le sud de l’Ardèche, vers le plateau du Coiron et ont beaucoup joué en Ardèche, dans toutes sortes de lieux. Elles se sont fait connaître par leurs réseaux personnels et par les associations pour lesquelles elles ont joué. Elles ont été sélectionnées par le CMTRA (Centre des Musiques traditionnelles  Rhône-Alpes), ce qui va leur permettre d’élargir leur champ de représentation. Cependant, elles restent attachées à ce territoire. Pour elles, c’est impossible d’envisager de vivre ailleurs.

“ L’activité culturelle est intense ici ! Ce qui compte pour nous, c’est de faire le lien entre notre passion et la vie culturelle locale. On a envie de s’engager sur le territoire.”

Elles continuent à se former au cours de stages et de voyages. Apprendre et transmettre, voilà ce qui les anime. Elles donnent priorité à la transmission orale ; c’est ce qui fait que les musiques traditionnelles restent une musique vivante.

“ On fait souvent de la musique réputée être masculine, par exemple quand on joue du oud. C’est cette originalité aussi qui fait notre force. On a envie de sortir de l’image qu’on attend de nous, surtout l’image très prégnante de la harpiste en robe longue sous les voûtes d’une abbaye ! “

Leur premier CD : “Musiques à cordes désorientées”, vient de sortir ; sur la pochette, les petits blousons de cuir portés sur une robe longue sont à l’image de l’identité qu’elles veulent affirmer.

Contact : Site : www.ishtarduo.fr

 

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