« Grâce et dénuement » Hommage à la lecture

« Grâce et dénuement » Hommage à la lecture

« Grâce et dénuement »

Voilà un bel hommage au pouvoir des livres, à la magie des histoires que l’on lit à haute-voix aux enfants. Une bibliothécaire pénètre dans le monde des gitans et se fait accepter d’eux, grâce aux lectures qu’elle est venue faire pour leurs enfants. Elle découvre un monde à part, avec ses lois, parfois très rudes ; elle observe sans juger, elle n’arrive pas avec des conseils tout faits. Cependant, peu à peu, par le fait de sa présence et son non-jugement, des changements s’opèrent. L’une des enfants sera scolarisée. Mais rien n’est acquis…

Alice Ferney raconte admirablement et nous entraîne dans l’émotion, en particulier dans l’évocation des moments tragiques de la vie des femmes, pas seulement des femmes gitanes. La Mama de la tribu familiale est un personnage fort et haut en couleur. D’abord taciturne et taiseuse, elle égraine ensuite, au long du récit, de belles paroles de sagesse pour sa fille adoptive, la « gadjé ».

Dans leur grand dénuement, les gitans se sentent riches quand ils invitent les clochards pour la fête de Noël ! Riches, parce qu’ils ont un toit au-dessus de la tête, une femme et des enfants. C’est là qu’est leur état de grâce, dans leur fierté, leur résistance pour garder leur mode de vie. Ils repartiront, avec leurs caravanes et leurs camions déglingués, poursuivre leur vie coûte que coûte, sur l’infini des routes…

Alice Ferney / Grâce et dénuement/ J’ai lu

Anisette

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.